La fédération des CAUE organise cette semaine un programme d'activités, de rencontres de débat autour de la question de l'espace agricole sous ses différents aspects et des paysages qui en résultent.
programme à retrouver ici.
13/05/2013
La fédération des CAUE organise cette semaine un programme d'activités, de rencontres de débat autour de la question de l'espace agricole sous ses différents aspects et des paysages qui en résultent.
programme à retrouver ici.
13/05/2013
Sur ce blog, différents articles ont évoqué ce nouveau type de culture qu'est l'agroforesterie. Ce mode de production est de moins en moins confidentiel et rejoint une préoccupation actuelle d'agroécologie. Un article récent du Monde s'en fait l'écho.
Le développement de ce type d'approche culturale reste cependant suspendu aux ambitions de la PAC.
Pour voir l'article du Monde.
13/05/2013
La protection de l'environnement constitue, au même titre que la préservation des paysages, une question qui commence à faire consensus, au moins sur le papier et pour peu que cela ne gène pas trop les habitudes et intérêts de certains (qui n'ont que leur propre intérêt financier immédiat en ligne de mire). Nous donnons-nous les moyens de cette ambition ?
En parallèle, nous sommes aussi à un tournant de notre société au travers de la troisième phase de décentralisation qui se profile cette année, visant une nouvelle fois à renforcer le pouvoir des élus locaux au détriment de l'Etat. Sois-disant que cela permettrait de mieux répondre aux aspirations de la population locale (j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet). Est-ce pour autant un gage d'équité et de justice sociale ?
Si ces deux processus semblent de nature différente, il est un fait que le portage des politiques publiques (l'environnement en est une) est de plus en plus de la responsabilité (normalement) des élus locaux.
A titre d'illustration, il fut très instructif de voir le reportage de France 2 d'hier après-midi sur les « décharges » illégales du Var. Voir la page dédiée ici.
Ce reportage qui faisait suite à un premier diffusé voici 2 ans mettait l'accent sur la déconcertante facilité de certains propriétaires fonciers privés exploitant en toute illégalité des décharges de gravats sur leurs terrains, sans que cette illégalité constatée de visu de face l'objet de procédure judiciaire rapide. Qui plus est, un des exemples concernait même un maire propriétaire …
Outre les questions d'autorisations « administratives », cet absence de respect du droit nous interroge sur cette justice à deux vitesses. Pourquoi une telle impunité alors que cela peut entraîner des conséquences durables sur la qualité des sols (matériaux polluants), sur les risques (inondations renforcées à l'aval, risques d'éboulements), sur la préservation de milieux sensibles (zone Natura 2000) ? La réponse de la Préfecture du Var a été surréaliste … L'Etat attend que la société civile (particuliers, associations, maires) lui signale les irrégularités pour envoyer des fonctionnaires constater les désordres !!! On marche sur la tête. N'est-ce pas une OBLIGATION pour l'Etat de faire respecter le droit ? Il me semble qu'au fil des restructurations et des décentralisations, il ne lui reste plus que cela d'ailleurs comme prérogative. Une fonction régalienne …
Il semble que dans le Var ce soit plus compliqué qu'ailleurs. Et ce ne sont pas les élus qui se substituent à l'Etat, étant trop souvent en prise avec ces citoyens indélicats.
Avant de vouloir réellement appliquer une politique de protection de l'environnement, encore faut-il s'en donner les moyens et ne pas détruire totalement l'édifice étatique, le seul à même de ne pas être influencé par les acteurs du territoire.
05/05/2013
Il n'est pas si loin le temps où l'on voyait le train en concurrence de l'avion, époque durant laquelle même Aéroports de Paris ne voulait pas voir arriver un TGV au milieu de ses aérogares. Et pourtant, en toute logique cela s'est fait, avec vraisemblablement une vraie complémentarité qui fait de la plate-forme de Roissy un espace intermodal concurrentiel à l'échelle du territoire français, voir ouest européen.
C'est surement avec une réelle ambition que l'Euroairport de Bâle-Mulhouse envisage lui aussi de créer une ligne le desservant (220 millions d'euros d'investissement), histoire de continuer à compter dans le système aérien européen. Eh oui, le train est bien un complément logique à l'avion à l'échelle des déplacements internationaux.
Voir l'article de la Gazette ici.
29/04/2013
La presse s'est faite l'écho des 40 ans du périphérique parisien, ou tout du moins de son bouclage, le 25 avril 1973, avec une inauguration de Pierre Mesmer.
C'est bien durant les années 60-70 que se développe l'urbanisme de la voiture, avec les pénétrantes autoroutières, les traversées urbaines autoroutières (Lyon, Reims) mais sans qu'il faille y trouver malice. Il s'agissait bien de s'adapter à son époque. Une nouvelle mobilité émergeait, avec une énergie peu onéreuse. Tout était réuni pour voir se développer le réseau autoroutier. Le périphérique parisien s'inscrit dans cette dynamique. Il devait en outre faciliter l'accès en tous points de la capitale sans nécessiter de la traverser. C'est aussi l'époque où l'on envisage une succession de contournement de la région parisienne avec notamment A86 et A87 (devenue la Francilienne). Il ne s'agissait pas de faire reposer les échanges franciliens exclusivement sur le périphérique mais de proposer un ensemble cohérent de bouclage de banlieue à banlieue ...
Seul le périphérique a pu être rapidement bouclé alors que pour l'A86 il a fallut recourir à la concession à l'ouest et que la Francilienne ne le sera surement jamais.
D'où peut-être les conséquences que l'on connaît sur le trafic supporté par le périphérique !
Il faut noter que ce développement routier ne s'est pas opposé au développement de transports en commun performants, tout du moins entre Paris et sa banlieue, parce que de banlieue à banlieue, c'est toujours compliqué. Il est à craindre par ailleurs que le projet du Grand Paris ne remette lui aussi en cause durablement une évolution rapide de ces transports alternatifs mais çà, c'est une autre histoire ...
Concernant les nuisances sonores et les pollutions pour les riverains, il serait intéressant d'établir un bilan de ce qui existait à l'origine du projet et l'existant ... Afin de discerner où sont les responsabilités des uns et des autres ...
Voir l'article de la Gazette sur le périph : http://www.lagazettedescommunes.com/164384/le-peripherique-parisien-fete-jeudi-ses-quarante-ans/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=23-04-2013-quotidien
Des vidéos sur la construction sur le site de l'INA : http://www.ina.fr/video/CAF97080235/achevement-peripherique-video.html
23/04/2012
Le Ministère de l'Ecologie et le Ministère de la Défense ont signé un protocole en vue de confirmer les actions engagées par l'armée pour la préservation des milieux naturels sur les espaces sous propriété de ce Ministère.
A voir sur le site du Ministère de l'Ecologie : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Engagement-en-faveur-de-la.html
Les militaires seraient-ils les combattants de la biodiversité ? Et si les espaces étaient gérés plutôt par le monde associatif ?
21/04/2012
Le processus défini par l'Etat à la suite du Grenelle pour la préservation de la biodiversité passe par la "stratégie nationale de la biodiversité" qui constitue une espèce de "cahier des charges" auquel collectivités, entreprises et organismes peuvent "adhérer" de manière volontaire pour participer, à leur niveau, à cette stratégie.
Il est étonnant de voir que cette politique publique soit portée simplement par le bon vouloir de ces partenaires. Pour le coup, c'est une politique publique qui ne coûte pas cher à l'Etat ...
Le processus engagé en 2011 devant s’essouffler, le MEDDE a engagé début Avril un nouvel appel à reconnaissance des engagements des partenaires. Voir la page du Ministère : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Strategie-nationale-pour-la,32070.html.
21/04/2012

4 avril 2013 - Eau et biodiversité La biodiversité est tout particulièrement affectée par l'artificialisation croissante des milieux naturels, la surexploitation des ressources et la pollution ...
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Strategie-nationale-pour-la,32070.html
Il s'agit d'une vieille histoire qui s'est décidée à la fin des années 1960. Avec l'explosion du transport aérien était décidé de construire un nouvel aéroport sur des terres agricoles exceptionnelles sur un territoire qui avait une identité, une histoire et même un nom "Le Pays de France". Il ne s'agit pas ici de verser dans la nostalgie historisante mais bien de montrer les processus en marche sur 50 ans qui nous permettent de douter de la parole politique de tous temps et encore d'aujourd'hui.
En effet, à l'époque, l'idée était bien de mettre ce nouvel aéroport "à la campagne" pour éviter les nuisances sonores et ce fut le cas de Roissy-Charles-de-Gaulle mais depuis son ouverture en 1974, à quoi assistons-nous ? Tout simplement au "remplissage des vides" (ndlr les terres agricoles relictuelles) par un grignottage inexorable dont le dernier avatar n'est autre que le projet fantasmé par Immochan sur le "Triangle de Gonesse".
Un projet d'un investissement de 2 milliards d'euros vient d'être retenu ave la complicité des élus locaux et de l'Etat. Il faut dire que le programme d'aménagement qui se veut à la fois dense (en terme de surface construite et de programme complexe) et respectueux de l'identité initiale a de quoi séduire. Que pèsent 80 ha de terres agricoles face à 2 milliards d'investissements pendant les 15 ans à venir ?
Tout ceci pour dire que lorsque l'on construit un aéroport, l'artificialisation ne concerne pas simplement une plateforme aéroportuaire et ses accès mais engage un territoire bien plus vaste, de nombreux acteurs économiques ayant en effets des intérêts propres à se positionner près d'un aéroport. Les opposants à Notre-Dame des Landes devraient avoir ces éléments de réflexion en tête ... Derrière l'aéroport, où est la zone d'activité ?
Pour voir le projet sur le triangle de Gonesse : http://www.lemoniteur.fr/155-projets/article/actualite/20756588-big-voit-grand-pour-europa-city#20756585
20/04/2012
Comme dans beaucoup d'endroits mais aussi peut-être un plus qu'ailleurs, la question de l'étalement urbain est un problème récurrent sur la future métropole Aix-Marseille.
L'atelier urbain Aix 2040, réunissant des architectes régionaux au sein de la fondation Vasarely a organisé des ateliers pour faire émerger des idées novatrices contre ce phénomène, avec la participation des étudiants de différentes écoles d'architecture. Cela se veut oeuvre pédagogique auprès des élus ...
Si la démarche est louable, elle est vouée à l'échec dans la mesure où les processus proposés remettent en cause un fonctionnement des collectivités où le clientélisme le dispute à l'insouciance et l'absence de vision à long terme. Sans parler de certains intérêts financiers qui peuvent aussi avoir leur importance.
On s'aperçoit ainsi des limites de la décentralisation à l'extrème. Les élus locaux, responsables de leur urbanisme local, gardent le plus souvent un
regard local, sans prendre de hauteur, sans voir les effets cumulés (déjà évoqués dans ce blog) mais qui leur permet de rester durant quelques mandats s'ils sont malins et pas trop tentés de
bouleverser les "habitudes" de certains de leurs habitants (car ceux qui demandent des permis de construire en dépit du bon sens sont eux aussi responsables de cet état de fait, au même titre que
les lotisseurs).
Pour remédier à ces questions, il faudrait avoir un ETAT impulseur d'une politique publique d'urbanisme qui puisse avoir voie au chapitre pas simplement au titre de son association dans le cadre de la réalisation des documents d'urbanisme mais bien en qualité de co-constructeur, en assistance aux collectivités pour se doter de bons documents d'urbanisme équilibrés et prenant REELLEMENT en compte les grands enjeux de politiques publiques (consommation limitée du foncier, développement des alternatives en transports en commun, développement d'une agriculture de proximité, assurer des continuités écologiques ...).
Hélas aussi, le plus souvent les élus n'ont pas (comme beaucoup de français) de culture sur l'aménagement du territoire, l'urbanisme, l'architecture, l'environnement ou le paysage. On peut essayer de définir toutes les politiques que l'on veut au niveau central mais si on ne se dote pas des moyens (services déconcentrés des Ministères) pour aider les collectivités à les mettre en oeuvre sur le terrain, on n'aboutit qu'à ce désastre récurrent.
Avec l'artificialisation de l'équivalent d'un département rural tous les 10 ans !
Il y a encore du travail en urbanisme ...
Pour voir l'article du Moniteur : http://www.lemoniteur.fr/153-profession/article/actualite/20774513-a-aix-en-provence-des-architectes-en-guerre-contre-l-etalement-urbain
20/04/2013
A voir un site en Midi-Pyrénées relatif à la biodiversité et surtout la trame verte et bleue, sa mise en oeuvre, développé à l'initiative de la Région et de la DREAL.
A voir notament une vidéo sur les paroles d'élus relatives à la mise en oeuvre concrète de la TVB.
Une initiative à généraliser et reproduire ...
www.naturemp.org/-Trame-verte-et-bleue,83-.html
25/02/2013