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Le blog d'Alain

Sécurité routière : et la qualité des routes alors ?

21 Mai 2011 , Rédigé par AlainG Publié dans #Infrastructures

Une question de fond sur l'entretien des infrastructures routières posée par les professionnels du domaine. Bien que ce problème ne soit pas très médiatique, c'est bien une question importante qui participe à la sécurité de tous et à l'agrément du voyage. La route n'est pas qu'un ouvrage technique. C'est aussi un vecteur de découverte d'un territoire.

 

Encore une conséquencede la décentralisation d'une part et de la RGPP ...

 

Déjà que les arbres sont indésirables à proximité, allons nous revenir aux chaussées romaines ?

 

Une information du Moniteur.

 

| 19/05/2011  


© Ville de Valbonne
L'Association technique de la route dénonce la dégradation des infrastructures routières

Alors que la question de la sécurité routière est revenue sur le devant de l'actualité après les mauvais chiffres d'avril et se focalise sur le contrôle de la vitesse, l'Association technique de la route (ATR) * attire l'attention du gouvernement sur l'état des infrastructures routières en France.

La sécurité routière : un sens unique ?

La sécurité routière est basée sur une combinaison de trois acteurs bien connus : le conducteur, le véhicule et l'infrastructure incluant ses équipements de signalisation et de sécurité.

Sans remettre en question la lutte contre les comportements dangereux de certains conducteurs liés entre autres à l'alcool, la drogue ou la vitesse excessive, l'ATR regrette que le Comité Interministériel de la Sécurité Routière (CISR), réuni le mercredi 11 mai sous la présidence du Premier Ministre, ait focalisé ses décisions sur la seule répression du comportement de l'automobiliste.

L'ATR dénonce la dégradation chronique des infrastructures routières, qui peut également constituer une cause ou un facteur aggravant de l'accidentologie. L'État, en tant que législateur et gestionnaire du réseau routier national doit s'en préoccuper.

Ceci au moment même où le gouvernement annonce la baisse des crédits affectés à l'entretien et la maintenance du réseau routier national...

Ceci alors que la transmission d'une grande partie du réseau national de l'État aux départements s'est faite dans des conditions financières difficiles pour ces derniers, qui doivent faire face en parallèle à l'accroissement de leurs dépenses d'aides sociales...

Ceci au moment même où la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routière (DSCR), rattachée au Ministère de l'Intérieur, élabore et met en oeuvre une politique de sécurité routière basée presque exclusivement sur la sanction, en réduisant son rôle d'acteur et de prescripteur technique auprès des entreprises et de l'ensemble des gestionnaires des réseaux routiers, pourtant profitable.

Une route bien conçue et bien équipée doit pouvoir « pardonner ». Il peut arriver à tout bon conducteur de commettre une erreur de conduite, sans être en infraction, ou d'être amené à faire une manoeuvre d'évitement. Il ne doit pas être condamné pour autant.

L'amélioration de la sécurité routière doit être portée et partagée par l'ensemble des acteurs.

 

| Source LE MONITEUR.FR

* L'ATR regroupe les familles professionnelles dont les activités contribuent à la valorisation et à l'amélioration de la qualité des services des réseaux routiers et des infrastructures de transports. Depuis plus de 50 ans, la principale mission de l'ATR est de favoriser les échanges et les contacts entre l'ensemble des acteurs des réseaux routiers et des infrastructures de transports, qu'ils soient publics ou privés, en organisant des rencontres et congrès autour de sujets techniques, d'analyses prospectives, de thématiques régionales ou d'actualité.

 

21/05/2011

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