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Le blog d'Alain

Les projets LGV remis en cause ...

7 Janvier 2012 , Rédigé par AlainG Publié dans #Infrastructures

Deux articles du Moniteur d'une part et de la Gazette des Communes d'autre part reviennent sur des décisions en cours sur deux tronçons de LGV mis à mal. La première est la LGV PACA et l'autre la ligne traversant le pays basque.

 

Serait-ce une remise en cause durable du "tout TGV " ?

 

La LGV PACA ne serait plus à grande vitesse à 100% (Le Moniteur)

 

Michel Couartou, bureau de Marseille | 05/01/2012  

 IMAGE_2009_06_29_570327.jpg
Tracé de la future ligne grande vitesse de la région Paca

 

Au sortir de la dernière réunion du comité de pilotage fin décembre, Hugues Parant, le préfet de Région Provence –Alpes- Côte d’Azur, a annoncé que le projet allait « changer de nature ».

Au cours de cette réunion stratégique qui s’est tenue à Marseille, l’ensemble des participants (les co-financeurs, les collectivités locales et les acteurs locaux) ont estimé que l’enjeu n’est plus forcément celui de la grande vitesse mais devrait plutôt se transformer en un projet global de transport en commun entre les grandes métropoles de la région, Marseille, Toulon et Nice, gravement menacées d’asphyxie sur les axes autoroutiers. L’alternative ferroviaire, jugée indispensable, doit prendre en compte non seulement le transport de proximité des passagers mais aussi celui du fret et, éventuellement, l’apport de la grande vitesse.

RFF a donc été chargé de poursuivre des études approfondies dans ce sens. Pour désengorger le trafic actuel, organisé sur une seule ligne le long du littoral, il faut impérativement construire une deuxième ligne, laquelle pourrait avoir des tronçons « classiques » et des tronçons à grande vitesse. Le comité de pilotage a identifié des réalisations qu’il fallait conserver et étudier plus précisément (une gare souterraine à Marseille, la liaison au-delà de Nice vers l’Italie), d’autres qu’il fallait abandonner (le passage à grande vitesse par le vignoble de Bandol ou une nouvelle gare à l’Est de Toulon) et d’autres qu’il fallait étayer avant décision (la traversée de la Vallée de l’Huveaune, une gare au centre de Toulon, les modalités de passage à l’Est de Toulon). Le calendrier déjà calé ne devrait pas être compromis par cette évolution du projet (bouclage du financement en 2014, travaux en 2016 et livraison en 2023), non plus que le coût prévisionnel (entre 18 et 20 milliards d’euros).

 

Après une étude, les élus basques demandent l'abandon de la LGV (La Gazette des Communes)

Par A. l'AFP. Publié le 06/01/2012

 

Des élus basques ont indiqué vendredi 6 janvier 2012 avoir demandé "l'arrêt immédiat des études et l'abandon du tracé" de la future ligne à grande vitesse (LGV) au Pays basque après les conclusions d'une étude sur la pertinence de la création d'une nouvelle ligne.

Les communautés de communes Errobi, Nive-Adour et Sud Pays ont demandé et financé cette étude réalisée par un cabinet de conseil suisse et qui portait sur la cohérence des projets des deux côtés de la frontière et sur les gains de temps possibles avec une nouvelle ligne.

Selon le conseiller général de Saint-Pierre-d’Irube, Alain Iriart, et les présidents des trois communautés de communes, les priorités ne sont pas les mêmes de l’un et de l’autre côté de la frontière.
Au Pays basque nord, la priorité est donnée au fret et au Pays basque sud, aux voyageurs.

Dans ses conclusions, l’étude souligne que le réseau espagnol ne pourra pas accueillir plus de 124 trains provenant de France par fret.

Roland Hirigoyen, président de la communauté des communes Nive-Adour a indiqué à l’AFP que cette première série de conclusions laisse penser que la construction d’une voie nouvelle n’est pas justifiée par la saturation des voies.

Gain de temps estimé à 14 minutes - Concernant le gain de temps entre les liaisons locales (Bayonne-Saint-Sébastien), une fois l’Y basque espagnol et la LGV Paris-Bayonne réalisés, il est estimé par l’étude à 14 minutes.

« Quel est l’intérêt d’un investissement de 2 milliards pour une dizaine de trains par jour qui ne s’arrêteraient pas au Pays basque ? » s’interroge le président de la communauté de communes.
Les conclusions de cette étude confortent l’élu « dans le fait que la construction d’une voie nouvelle n’est pas justifiée par un gain de temps, ni par une saturation des voies existantes ».

Comité de pilotage lundi 9 janvier - Lundi, quelque 80 élus basques partiront de Bayonne pour aller manifester devant la préfecture de région à Bordeaux où se tiendra un comité de pilotage Grand Projet du Sud-Ouest.
Ce jour-là, doit être décidé le tracé concernant les deux lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

 

07/01/2012

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