Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'Alain

Le défi du tracé de la LGV Montpellier-Perpignan

12 Février 2012 , Rédigé par AlainG Publié dans #Infrastructures

Un nouveau projet de ligne à grande vitesse qui fait polémique ... On peut se demander au fil des projets qui sortent ou qui tentent de sortir s'il va encore être possible de construire de nouvelles infrastructures de ce type. Si on peut se poser la question pour les autoroutes, est-ce aussi légitime pour les voies ferrées, sensées limiter les consommations énergétiques carbonées ? Ou alors peut-être faut-il revoir la politique LGV et améliorer des lignes existantes plutôt que de vouloir en construire des neuves à tout prix ... Le débat a t'il eu lieu ?

 

Une information de la Gazette des Communes

 

Par A. l'AFP

Publié le 09/02/2012

 

Le tracé des quelque 150 km de la nouvelle Ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, dont Réseau Ferré de France devait faire visiter in situ, jeudi 9 février 2012, les premières hypothèses de passage, représente un vrai défi pour les promoteurs du projet prévu pour 2020.

« A comparer avec le TGV Rhin-Rhône ou dans l’ouest de la France, cette ligne est sûrement l’une des plus compliquées à définir », assure le chef de mission à RFF, Edouard Parant. Sans parler des éventuelles contestations qui ne devraient pas manquer, comme semblent le promettre les manifestations pour d’autres LGV.

Le coût du Grenelle - Le coût actuellement fixé est de 7 milliards d’euros, sous réserve de hausses en fonction de la nécessité de construire des ouvrages d’art, ponts et tunnels. « On demande beaucoup de choses à cette nouvelle ligne prévue dans le Grenelle de l’environnement. Dans le cadre de l’Europe ferroviaire, elle doit notamment permettre d’ouvrir un corridor entre Valence (Espagne) et Ljubljana (Slovénie) via Lyon », souligne M. Parant. La grande difficulté tient notamment au fait que cette ligne est prévue pour le TGV mais aussi, sur certains secteurs, pour le fret.

En décembre, une zone de passage d’une largeur d’environ 1.000 mètres a déjà été entérinée par l’Etat. Désormais, il s’agit de réduire l’espace sur une largeur de 100 à 120 m, d’ici septembre pour rester dans les temps de la déclaration d’utilité publique prévue en 2015.

« Comme un camion, un train de marchandises roule plus difficilement lorsque les voies montent », relève M. Parant, soulignant que cette contrainte réduit les secteurs possibles puisque dès qu’on « s’éloigne de la mer, il y a la montagne ». Et puis il y a les sites classés, des zones inondables…

Astragales et chauves-souris - Sur les 150 km de la future ligne, 30% se trouvent sur des territoires Natura 2000 ou Unesco. Avec toutes les contraintes que cela entraîne, tant pour la préservation de la nature que de la faune. Un exemple parmi d’autres: « des couloirs migratoires pour les animaux doivent être prévus », souligne M. Parant.

Un inventaire à la Prévert peut d’ailleurs être dressé des raisons obligeant à dévier le tracé: forêts, astragales et lythrums (flore), chiroptères, herpétoculture (élevage de reptiles et d’amphibiens), insectes, avifaune, vignes, éolienne (interdiction à moins de 600 m), entreprises Seveso, poudrière…

Quant à l’eau, dans cette région où les zones inondables sont nombreuses et les crues répétées, RFF a pour ambition de ne « pas aggraver une situation déjà périlleuse ». Depuis des mois, des études ont ainsi été menées sur la dizaine de fleuves côtiers et 150 cours d’eau qui longent le littoral.

Attention aux zones inondables - Les fonds ont été sondés et étudiés avant que des modélisations ne soient effectuées. « L’objectif est de prévenir les conséquences sur l’écoulement des eaux de la construction d’un pont, d’un tunnel ou des voies, notamment dans les zones inondables », précise le chef de mission.

Le couloir de passage se réduit d’autant que la région Languedoc-Roussillon s’urbanise de façon galopante en raison de l’arrivée massive de population. « On ne dit pas qu’on ne détruira pas quelques maisons », prévient M. Parant.

Si finalement les contraintes risquent de limiter les discussions sur le tracé, il reste un gros point qui fait grand débat. Celui des gares nouvelles, notamment Narbonne. Cette dernière doit permettre l’interconnexion avec la ligne de Toulouse. Et pour la placer sur la carte, personne n’est d’accord.

 

Carte du fuseau de 1000 m de RFF

LNMP_carte_passage.png

 

Voir aussi le site particulier réalisé par RFF : http://www.ligne-montpellier-perpignan.com/

 

12/02/2012

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article