Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'Alain

L’etalement urbain genere une hausse des depenses energetiques

24 Novembre 2010 , Rédigé par AlainG Publié dans #Urbanisme

Une information d'Univers Nature. Si des écarts sur la consommation et le coût de l'énergie peuvent être observés, il n'est pas évident que la variation constatée de 10% entre 1985 et 2006 soit suffisante pour inciter les "rurbains" à revenir en ville. Avec la hausse prévisible des énergies fossiles, cette vérité n'est cependant pas intangible dans les années à venir. Cet article vient en complément d'un précédent sur cette page http://paysage-et-territoire.over-blog.com/article-l-etalement-urbain-a-provoque-une-hausse-de-10-de-la-consommation-d-energie-61278745.html

 

Univers Nature, 19/11/10
Cecile Cassier
 
Selon une recente etude de l’Insee, si en vingt ans la part de l’énergie dans le budget des ménages (transport et logement) est restée globalement stable, il semble que les progrès technologiques dans l’habitat et le secteur automobile n’aient fait que compenser une consommation énergetique en hausse. Or, l’étalement urbain semble être un facteur déterminant de cette consommation énergetique accrue. De fait, selon l’Insee, si en 2006 les menages occupaient les mêmes logements en termes de surface et d’éloignement des villes-centres que 20 ans auparavant, leur consommation d’énergie serait 10 % plus faible.


Les dépenses énergetiques des ménages couvrent l’ensemble des dépenses courantes pour le chauffage, l’equipement électrique de la maison, la cuisson et l’eau chaude ainsi que les dépenses de carburant pour les véhicules. En 2006, les dépenses d’energie representent 8,4 % du budget des ménages, 4,8 % etant dépensés pour l’énergie du logement et 3,6 % pour le carburant automobile. Les dépenses d’energie à destination du logement dependent principalement de la surface d’habitation et de la source d’énergie utilisée pour le chauffage. L’éloignement des villes-centres est, quant à lui, le facteur clé en terme de dépenses en carburant. En vingt ans, l’énergie est devenue relativement moins chère, la performance énergetique des logements et des véhicules s’est améliorée et les ménages se sont tournés vers les combustibles les plus économiques. Toutefois, ces gains ont été contrebalancés par l’agrandissement des logements, l’augmentation des maisons individuelles et du taux de propriétaires, et la multiplication des véhicules et des appareils electriques présents dans le foyer. Ainsi, alors qu’en 1985, l’equipement électrique des ménages se resumait au lave-linge, au réfrigerateur, au four et a la télévision, se sont generalisés depuis lors les fours a micro-ondes, les magnétoscopes et lecteurs DVD, les consoles de jeux video, les ordinateurs, les lave-vaisselle et les téléphones portables.


Du point de vue du choix du combustible de chauffage, là encore, des disparités apparaissent. En 2006, un ménage chauffé au fioul depense 28 % de plus qu’un même ménage qui chauffe à l’électricité et un ménage qui chauffe au gaz 5 % de plus que s’il avait le chauffage électrique.
En prenant en compte l’ensemble de ces données, il apparait donc que, entre 1985 et 2006, à caractéristiques données, un ménage vit en moyenne dans un logement 15 % plus grand. Dès lors, si en 2006 les dépenses annuelles moyennes d’énergie pour le logement d’un ménage sont de 1 400 euros par an, elles auraient été de 1 300 euros si les ménages avaient effectué leurs choix de surface et de localisation comme en 1985. De même, alors qu’en 2006 les ménages ont en moyenne dépensé 1 000 euros de carburant, leurs dépenses auraient ete de 900 euros s’ils avaient effectué leur choix de localisation comme en 1985. Au total, cela represente une hausse d’environ 10 % de leurs dépenses totales d’énergie.

 

24/11/2010

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article