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Le blog d'Alain

L’étalement urbain a provoqué une hausse de 10% de la consommation d’énergie

19 Novembre 2010 , Rédigé par AlainG Publié dans #Urbanisme

Une information de la Gazette des Communes sur urbanisme et énergie.

 

Avec l'AFP | 17/11/2010

L'étalement urbain, qui a engendré un éloignement des ménages par rapport aux villes et une augmentation de la taille des logements, a majoré de 10% la consommation d'énergie des particuliers, selon une étude de l'Insee publiée le 17 novembre dans le cadre du Portrait social de la France.

Les ménages s’installent plus fréquemment qu’auparavant en périphérie plutôt que dans les « villes-centres » des aires urbaines, selon l’Insee. Ils étaient 36% en 2006, soit 4 points de plus qu’en 1985.
Or, un ménage vivant en zone périurbaine et équipé d’une voiture dépense 450 euros de carburant de plus par an que le même ménage vivant en « ville-centre » de province, dit l’Institut de la Statistique.

En outre, la dépense d’énergie dépend directement de la surface du logement. Cette surface a augmenté de 9m2, alors même que la taille des ménages diminuait, augmentant d’autant plus le nombre de m2 par personne.
Ainsi, si les ménages habitaient en 2006 dans les mêmes logements que 20 ans auparavant, leur facture d’énergie serait 10% plus faible.

Cependant, l’effet de l’étalement urbain a été compensé par d’autres facteurs tels que l’amélioration de la performance énergétique des logements et des véhicules, remarque l’Insee.

Les inégalités se creusent en matière de coût du logement

La hausse des dépenses de logement (loyers, remboursement d’emprunt, charges) a été plus forte pour les ménages à faibles ressources que pour les plus aisés entre 1996 et 2006, observe l’Insee dans son Portrait social de la France.
Les dépenses de logement pèsent fortement, et de plus en plus, sur le revenu des ménages à faibles ressources (les 30% des ménages les plus modestes). C’est le cas pour tous les statuts d’occupation (propriétaire, accédant à la propriété, locataire du parc privé ou du parc social), mais plus particulièrement pour les locataires du parc privé.
En 2006, les dépenses de logements représentaient (allocations logements déduites) 27% des ressources (avant impôts) des locataires du privé, soit 2 points de plus qu’en 1996. Mais cette augmentation a été de 5 points pour les ménages à faibles ressources qui consacraient en 2006 39% de leurs ressources à se loger, contre 34% en 1996.

Pour les ménages locataires du parc social, elles constituaient 22% des ressources, 1 point de plus qu’en 1996. Pour les ménages les plus modestes, cette hausse a été de 3 points, faisant passer les dépenses de logement de 23% à 26% de leurs ressources.
En ce qui concerne les locataires du privé, la hausse plus rapide des loyers des ménages à faibles ressources s’explique en partie par la légère augmentation de la surface de leurs logements. Mais l’essentiel de l’augmentation est dû à la hausse générale des loyers.
Pour les accédants à la propriété, l’augmentation du poids des dépenses de logement pour les ménages à faibles ressources s’explique essentiellement par la forte montée des prix de l’immobilier au début des années 2000 et à la diminution de la proportion de bénéficiaires d’aides au logement (de 59% à 37%).

 

19/11/2010

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