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Le blog d'Alain

FNE : après les images choc, place au « dialogue » sur l’agriculture

4 Avril 2011 , Rédigé par AlainG Publié dans #Agriculture

Une information de la Gazette des Communes.

 

Par R. Mazon

Publié le 01/04/2011

Aucune trace des fameuses affiches de la campagne choc contre les algues vertes...: au congrès de France Nature Environnement (FNE), qui s'est ouvert le 31 mars à Marseille, le mot d'ordre est à l'apaisement et au dialogue avec le monde agricole.

« On n’allait pas faire de la provocation… », glisse un salarié de FNE dans le hall du palais du Pharo, expliquant l’absence de trace de la campagne d’affichage qui avait provoqué un tollé juste avant le salon de l’Agriculture, en février.
L’ambition du jour est celle d’un « dialogue qui se nourrit de la confrontation d’idées », a expliqué son président Bruno Genty, en ouverture de ce congrès consacré au « verdissement » de la PAC et auquel participent des représentants du monde agricole.
« On est prêt au dialogue », a répondu Julien Marre, responsable environnement des Jeunes agriculteurs, invité d’un atelier en fin de journée.

« Mais on ne sait plus trop quoi penser d’une organisation qui, par devant, va discuter avec nous et, par derrière, va nous poignarder avec une campagne accusatrice et qui ne prend pas en compte les progrès qui sont faits », a ajouté le représentant des JA.
Un enfant assis sur une plage couverte d’algues vertes, un jeune homme jouant à la roulette russe en pointant sur sa tempe un épi de maïs potentiellement OGM, des abeilles en forme de tête de mort contre les pesticides : les affiches avaient hérissé la FNSEA et provoqué la colère jusqu’au sommet de l’Etat.

La campagne avait été qualifiée de « particulièrement déplacée » par le président de la République Nicolas Sarkozy et de « scandaleuse » par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, qui ne s’est pas rendu à Marseille comme FNE l’avait annoncé dans un premier temps.
La polémique se poursuit désormais devant les tribunaux, la région Bretagne ayant assigné FNE pour « atteinte à son image ». Le député UMP des Côtes-d’Armor, Marc Le Fur, a pour sa part réclamé la suspension des subventions publiques allouées à la fédération.

FNE estime que la campagne a permis de « faire bouger les rapports de force » face à la mise en oeuvre chaotique de certains engagements du Grenelle de l’environnement, comme l’objectif de réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018.
Mais après les « revendications », l’heure est aux « propositions », assure-t-on dans les rangs de la fédération aux 3.000 associations, qui a la particularité d’être étroitement associée aux politiques environnementales locales.
Les quelque 800.000 militants des associations membres sont fortement représentés dans diverses commissions et agences administratives.

Au risque d’apparaître parfois, aux yeux des tenants d’une écologie plus radicale, comme une organisation « institutionnalisée » devenue trop proche du pouvoir au fil des ans, comme le dénonce le journaliste Fabrice Nicolino dans un livre récent ( »Qui a tué l’écologie? »).
« On n’est pas que des +yaka+, +faut qu’on+… nos associations (affilées à FNE) ont la capacité de mettre en oeuvre les propositions qu’elles portent », répond M. Genty.

 

04/04/2011

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