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Le blog d'Alain

Des pistes pour allier urbanisme et lignes électriques

5 Janvier 2011 , Rédigé par AlainG Publié dans #Urbanisme

Une information relayée par le Moniteur relative à la compatibilité entre nos réseaux électromagnétiques et l'implantation des populations ...

 

Joël Spaes | 04/01/2011 



Pylône électrique

Concilier développement des lignes de transport de courant et anxiété des populations vis-à-vis des champs électromagnétiques : telle est la problématique à laquelle tente de répondre le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET), dans son «rapport sur la maîtrise de l'urbanisme autour des lignes de transport d'électricité».

Le titre est sobre : «rapport sur la maîtrise de l'urbanisme autour des lignes de transport d'électricité». Les auteurs sont souvent austères : le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET), rapport établi, à la demande du ministre d'État d'alors chargé de l'Energie et du secrétariat à l'Écologie, par deux ingénieurs des mines, Philippe Follenfant et Jean-Pierre Leteurtrois.
Le document a été discrètement rendu public fin décembre. Mais l'enjeu est bien plus visible : pas moins que le moyen de concilier développement nécessaire des lignes de transport de courant et anxiété des populations vis-à-vis des champs électromagnétiques. Dans sa lettre de mission, l'objectif était clairement défini : étudier les «modalités envisageables» après le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (Afsset) réclamant, «par précaution», une zone d'exclusion de 100 m autour des lignes pour des constructions nouvelles «accueillant des personnes sensibles » (hôpitaux, écoles, etc.). Disons- le de suite, pas de «révélations» dans ce document, qui passe en revue les recommandations de l'Afsset, mais aussi de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, qui en avait appelé à l'État en mai dernier. Néanmoins, le CGIET répond aux questions posées.

La Suisse, seul pays à se doter d'une réglementation

Ainsi, les rapporteurs soulignent qu'un seul pays a mis en place une réglementation en la matière -- la Suisse --, avec une valeur limite du champ magnétique de l'installation fixée à 1 μT (microTesla), sans cependant la «traduire en distance métrique fixe». Les ingénieurs des mines signalent ensuite que si le gouvernement voulait mettre en oeuvre les recommandations de l'Agence sanitaire, trois moyens seraient envisageables. Mais, le CGIET signale la difficulté et précise les risques de chacune des options. Ainsi, les rapporteurs excluent-ils une zone «fixe» non constructible pour certains bâtiments (ceux pour les personnes sensibles), jugeant qu'il y a là un risque d'extension à d'autres bâtiments. En revanche, comme l'Office parlementaire, le CGIET insiste sur l'information, notamment via les élus locaux. Et de suggérer, in fine uniquement de retenir comme valeur limite de la zone d'inconstructibilité ou de prudence la valeur de 1 μT.

 

05/01/2011

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